Voir apparaître les mentions « salaire conforme au marché » ou « rémunération attractive » dans une offre d’emploi ? C’est du passé. En raison d’une nouvelle directive européenne, que les États membres de l’UE devaient transposer en droit national en juin, les employeurs sont désormais tenus d’informer les candidats, dans le texte de l’offre ou avant l’entretien d’embauche, du salaire de départ ou de la fourchette de rémunération du poste publié. Mais où en était la France avant juin ? Un salaire était-il déjà souvent mentionné dans les offres d’emploi à l’époque ? Et qu’en était-il de la transparence dans les autres pays européens ? Vous en découvrirez davantage dans cet article.
L’objectif des nouvelles règles est notamment de réduire l’écart salarial entre hommes et femmes. Ainsi, le salaire ou la fourchette salariale doit être connu avant le premier entretien d’embauche, les questions sur l’historique salarial ne peuvent plus être posées, et les grandes entreprises sont tenues de faire un rapport sur les écarts de rémunération entre hommes et femmes.
Bien que la directive européenne n’ait été mise en place que récemment, de plus en plus d’employeurs choisissaient déjà d’être transparents sur le salaire. Cela peut apporter de nombreux avantages aux employeurs. En effet, les demandeurs d’emploi accordent une importance croissante au fait d’avoir, en amont, une image claire du salaire et des autres conditions de travail. En mentionnant déjà cette information dans l’offre d’emploi, l’employeur augmente les chances que des candidats postulent. La transparence salariale peut inciter les demandeurs d’emploi à privilégier votre offre d’emploi plutôt qu’une offre où le salaire n’est pas mentionné.
Mais à quelle fréquence le salaire figure-t-il réellement dans une offre d’emploi en France ? Et comment cela se situe-t-il par rapport aux autres pays européens ? Nous avons dressé un état des lieux pour la période d’avril 2025 à avril 2026 inclus. Vous obtiendrez ainsi une image claire de l’évolution au cours de l’année écoulée avant l’entrée en vigueur de la législation.
On observe que les employeurs français mentionnent de plus en plus souvent un salaire dans leurs offres d’emploi. En 2026, ce pourcentage progresse peu à peu vers les 30 %. L’Allemagne et la Belgique accusent encore un net retard sur ce plan. En Belgique, un salaire n’est même mentionné que dans 8 % des offres d’emploi. Les employeurs de ces pays devront donc opérer un changement et intégrer plus souvent les salaires dans le texte de leurs offres. Les Pays-Bas, en revanche, font figure de précurseurs : un salaire y est déjà mentionné dans 50 % des offres d’emploi.
Outre les données sur le marché du travail en France, Jobdigger propose également des données pour la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche. Ces données sont mises à jour en continu et sont toujours accessibles aux utilisateurs de Jobdigger. Retrouvez les dernières offres d’emploi et profitez d’analyses de marché et d’entreprises. Vous souhaitez en savoir plus ou demander une démonstration gratuite et sans engagement ? N’hésitez pas à contacter l’un de nos collègues.
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